Pour certains
la vie dans le train peut paraître monotone. Je dis bien « la vie »
car quand le voyage dure ne serai-ce que deux jours vous passez dans le train
la nuit, vous mangez, vous allez vous balader dans les couloirs, c’est comme si
c’était une mini-vie. Sans parler des longs trajets qui durent une semaine ou
plus!
Cela peut vous paraître monotone si vous n’avez rien à faire des paysages, des petits villages
par lesquels vous passerez, des rencontres que vous ferez dans le train. Mais
si c’est exactement pour cela que vous avez choisi de prendre le Transsibérien,
vous serez comblé ! En effet, la nature est sauvage, les petits villages
n’ont pas d’installations industrielles, la vue n’est pas polluée par des tours
d’usine, l’air est pur, les eaux sont propres et riches en poissons d’eau
douce, les potagers dont raffolent les russes donnent des légumes de qualité.
C’est seulement autour des grandes villes où vous allez certainement
stationner, le paysage sera différent : vous sentirez de suite la présence
de l’homme et son influence sur la nature. N’hésitez surtout pas à descendre du
train et marcher le long du quai. Mais renseignez-vous au préalable sur le
temps de stationnement, si vous êtes en retard, le train partira sans
vous ! Alors, descendez du train et vous verrez plein de choses
curieuses : des petits kiosks où vous pourrez acheter des glaces, des
boissons, notamment la bière russe, des souvenirs faits main en pierres
semi-précieuses, des figurines en os et beaucoup d’autres choses.
Les personnes
qui prennent le Transsibérien pour la première fois aiment bien prendre des
photos à chaque station avec le nom de la ville en lettres cyrilliques
au-dessus du bâtiment de la gare. Ils pourront par la suite restituer le trajet
qu’ils auront fait. Sur le quai de la gare, vous verrez également des babouchkas ou de jeunes femmes qui vendront
des spécialités culinaires russes comme des « pirojkis », des blinis
fourrés ou des plats cuisinés du genre pommes de terre avec du poulet.
| Un repas composé de nouilles lyophilisées |
| Une babouchka vend des pirojkis |
Même si
la vente est interdite pour des règles d’hygiène, il y aura toujours des
fraudeurs car c’est un moyen de gagner un peu d’argent pour ces gens qui vivent
loin de tout. Et la police dans tout ça ferme plus ou moins les yeux. J’ai
souvent acheté des plats et des pirojkis et je n’ai jamais été malade. Mais ça
doit être mon estomac russe qui est résistant. Quand à vous, je vous conseille
de faire quand même attention. On n’est pas protégé des intoxications
alimentaires, surtout en mangeant de la nourriture dont on n’a pas l’habitude !
La vie dans le
train a son propre rythme qui est différent du rythme habituel. Les gens
n’ont pas d’horaires pour manger et pas d’horaires pour dormir. Ils mangent
quand ils ont faim et ils dorment quand ils ont sommeil. En sachant que vous
prenez 1 heure supplémentaire pratiquement chaque jour passé dans le train, il
y aura des personnes qui suivront leur propre rythme. C’est pour cela qu’on
l’impression que la vie dans le Transsibérien ne s’arrête jamais ! Vous
pourrez croiser les gens dans les couloirs à n’importe quel moment du jour ou
de la nuit. Il y a un turnover continuel, vous risquez de vous réveiller avec
d’autres voisins qu’avec lesquels vous vous êtes endormi.
N’hésitez pas à
faire connaissance avec vos voisins, les russes sont avenants et aiment bien
discuter. Le problème reste la barrière de la langue. Vous avez de la chance si
dans votre groupe quelqu’un parle russe pour servir de traducteur ! Vous
verrez que les Russes aiment partager, qu’ils sont de bonne compagnie et qu’ils
sont honnêtes. Ne laissez quand même pas vos affaires sans surveillance, il y a
toujours du passage et il vaut mieux
prendre des précautions!
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